À lire sur Ndq Québec
  http://qc.NouvellesDuQuartier.com
  Nicole Moreau - Publié le 6/04/2018
 
   
  Pratiquer la permaculture chez soi : pourquoi? Comment?
 
 

Le comité de l’environnement de la Côte de Beaupré a organisé, le 5 avril, une conférence-atelier sur le thème de la permaculture. Le conférencier invité était Stéphane Groleau, diplômé en agriculture biologique. Je voudrais vous brosser, dans les lignes qui suivent, la synthèse de ce qu’une urbaine comme moi, intéressée par l’environnement et la culture biologique a pu en comprendre.

Monsieur Groleau évoque d’abord l’origine du concept de permaculture. Celui-ci provient de l’Australie dans les années 1970. La permaculture est inspirée à la fois de pratiques ancestrales et de développements scientifiques très récents.

La permaculture consiste à créer des habitats soutenables pour les humains en suivant les modèles de la nature. La permaculture peut être appliquée à différents domaines de la vie, la conférence-atelier s’en tiendra toutefois à celui de l’agriculture.

Si on pense au poids du facteur démographique et à l’empreinte écologique que les humains laissent sur la terre, il apparaît très important de repenser les modes de fonctionnement de l’utilisation des ressources de la terre. Ainsi, depuis 1986, les humains consomment davantage de ressources que ce que la planète peut renouveler.

Si on pense également à d’autres facteurs comme l’accroissement des déchets, qui amène une pollution toujours plus grande, le déclin de la biodiversité – plusieurs auteurs soulignent que nous sommes entrés dans la 6ème extinction – que nourrir les humains et les animaux domestique signifie une déforestation intensive, que l’utilisation de pesticides (néonicotinoïdes par exemple) à grande échelle tue les pollinisateurs, que l’érosion des sols vers les cours d’eau provoque une perte des nutriments contenus dans les sols, qu’il y accroissement continu des gaz à effet de serre, on s’aperçoit qu’un modèle plus proche de la nature pourrait s’avérer bénéfique pour l’environnement comme pour les humains.

L’éthique de la permaculture tourne autour de principes tels que le respect de la terre, le souci des gens, le partage équitable des ressources pour les humains et les animaux.

La permaculture s’inspire d’espaces à l’état naturel. Le cycle de la permaculture comprend plusieurs phases, l’observation du terrain pour être en mesure de bien cerner les interactions entre les différents éléments qui le composent, l’analyse de ces éléments, la conception d’un projet, sa mise en œuvre et sa maintenance. Monsieur Groleau mentionne que certains facteurs doivent être considérés dans la conception d’un projet, comme la direction prédominante des vents, la direction de l’écoulement des eaux, l’ensoleillement, la zone climatique, le type de sol, etc. Monsieur Groleau précise aussi qu’il est opportun de bien connaître l’historique du terrain, soit depuis combien de temps il est cultivé, si des pesticides y ont été répandus par exemple. Enfin, pour réaliser un projet en permaculture, il est pertinent de savoir ce que cultivent les voisins, si, par exemple, ce sont des OGM, et comment ils le font, s’ils se servent de pesticides.

L’idée à la base de la permaculture, c’est de s’insérer dans les processus de la nature, d’aller dans leur sens.

Dans un projet de permaculture, il y a bien des choses à considérer :

  • Réfléchir sur les intrants (semences, pluie, pollen, etc.) afin de les conserver dans le système;
  • S’inspirer des formes de la nature afin d’optimiser les cultures;
  • Comprendre que chaque élément remplit plusieurs fonctions – à titre d’exemple, un arbre peut aider à combattre la pollution, procurer de l’ombre, faire un écran pour diminuer le bruit, etc. - et qu’il y a interactions entre les éléments;
  • Attacher une grande importance aux vivaces, la vie du sol étant alors nourrie plus longtemps;
  • Viser la diversification des vivants (varier plantes, types d’arbres, etc.) et des aménagements si le terrain est de bonne dimension;
  • Sélectionner des choses bien adaptées à notre climat;
  • Ne pas oublier de protéger la vie du sol – d’autant qu’il y a davantage de vie dans le sol que sur le sol – et ce, grâce à des plantes intercallaires;
  • Faire la rotation des cultures quand c’est possible;
  • Nourrir la terre avec des recettes naturelles (purins végétaux par exemple);
  • Miser sur la verticalité pour augmenter l’espace cultivé.

En conclusion, on peut dire que la permaculture pose un défi aux humains, celui de leur capacité à faire face au changement.

 
  Auteur : Nicole Moreau - Résidente
Compagnie/Organisation :
Tél. :
Adresse civique :
Courriel :
Page Web : http://qc.NouvellesDuQuartier.com/w/303
 
Imprimer - À afficher / distribuer dans le voisinage / quartier
  Lire l'article complet sur Ndq Québec
  http://qc.NouvellesDuQuartier.com
  Nicole Moreau - Publié le 6/04/2018
 
   
  Pratiquer la permaculture chez soi : pourquoi? Comment?
 
 

Le comité de l’environnement de la Côte de Beaupré a organisé, le 5 avril, une conférence-atelier sur le thème de la permaculture. Le conférencier invité était Stéphane Groleau, diplômé en agriculture biologique. Je voudrais vous brosser, dans les lignes qui suivent, la synthèse de ce qu’une urbaine comme moi, intéressée par l’environnement et la culture biologique a pu en comprendre.

  (...) Lire l'Article complet avec photos couleurs grand format en ligne !
 
  Auteur : Nicole Moreau - Résidente
Compagnie/Organisation :
Tél. :
Adresse civique :
Courriel :
Page Web : http://qc.NouvellesDuQuartier.com/w/303
 
 

NouvellesDuQuartier.com : Votre journal citoyen

Écrire, lire, partager, se connaître, et se faire connaître dans le voisinage

VOS ARTICLES | VOTRE PAGE WEB | VOTRE MISE EN VALEUR

 
 
(Conseils impression) Imprimer - À afficher / distribuer dans le voisinage / quartier
Il est préférable de cliquer (dans le menu de votre fureteur) sur "Fichier > Aperçu Impression" pour ensuite ajuster la mise en page (menu) pour que tout tienne sur une seule page.