À lire sur Ndq Québec
  http://qc.NouvellesDuQuartier.com
  Céline Fabries - Publié le 21/03/2013
  FCW Media
   
  Anne Guérette, une femme de conviction
 
 

Anne Guérette, conseillère municipale de Québec et chef du nouveau parti Démocratie Québec est une femme engagée et passionnée. Ses yeux se mettent à briller lorsqu'elle parle des sujets qui lui tiennent à coeur. Énergique et franche, elle n'a pas peur de dire ce qu'elle pense. Son désir, faire de la politique autrement en étant proche et à l'écoute des citoyens et surtout elle souhaite embellir l'espace dans lequel nous vivons tout en protégeant l'harmonie de l'environnement. 

Céline Fabries : Depuis quand habitez-vous dans Montcalm et qu’aimez-vous?

Anne Guérette : J’y habite depuis presque 25 ans, j’aime l’âme du quartier, le patrimoine, l’architecture, l’échelle humaine, les petits commerces, la rue Cartier, pouvoir marcher sur les Plaines. Mes deux garçons de huit et dix ans aiment beaucoup le quartier, ils y sont très attachés et ils ne souhaitent en aucun cas déménager. Je dis parfois que sur la rue Cartier, c’est devenu comme un peu ma famille, je connais tout le monde. Je me sens chez moi dans le quartier Montcalm, il y a un sentiment d’appartenance. Les gens sont gentils avec moi, ils me sourient, me saluent, m’encouragent. Ils sentent mes convictions, ils me disent de ne pas lâcher.

CF : Qu’est-ce qui vous a amené à faire de la politique?

AG : C’est une série d’engagements dans des dossiers qui m’interpelaient à titre de citoyenne et d’architecte. J’ai commencé par m’investir dans mon conseil de quartier dans Montcalm. C’est à partir de là que j’ai découvert ma passion pour l’urbanisme et l’aménagement du territoire. Quand je vois qu’on démolit quelque chose qu’on devrait conserver ou qu’on construit quelque chose qui est démesurée, ça m’attriste. Une fois qu’un patrimoine disparait, c’est fini, on ne peut plus le recréer. À Québec, on vivait beaucoup d’enjeux liés au patrimoine que ce soit dans St-Sacrement, dans Sillery ou sur Grande-Allée par exemple. On avait des richesses patrimoniales qui étaient démolies pour être remplacées par des projets de condos, de promoteurs et ça, ça venait beaucoup me chercher. J’ai vu tout ça quand j’étais citoyenne élue au sein de mon conseil de quartier. J’ai fondé un organisme sans but lucratif qui s’appelle Coalition héritage Québec qui existe encore. Donc là je militais plus fort, j’allais dans les consultations publiques, j’ai écrit des mémoires, je suis allée à l’Hôtel de Ville  comme citoyenne très engagée.

Puis la mairesse Boucher est décédée en aout 2007 et la conseillère municipale de mon district a décidé qu’elle se présentait à la mairie de Québec donc elle a libéré un espace pour un nouveau conseiller. Comme j’étais déjà pas mal engagée dans mon quartier, que j’étais un peu connue, je me suis présentée et j’ai été élue. Depuis, je continue à faire valoir les aspects de développements urbains harmonieux, de patrimoine et de démocratie. Parce que je suis d’abord et avant tout une citoyenne engagée dans son milieu qui a le gout d’être entendue par les autorités comme beaucoup de citoyens qui connaissent leur milieu, qui aiment leur milieu et qui ont le gout de participer activement et d’être entendus pour les décisions qui sont prises en politique.

CF : Étiez-vous déjà une militante plus jeune et pensiez-vous un jour faire de la politique?

AG : Jamais. Mais je me souviens par exemple en secondaire 2 au cours d’anglais, on avait fait une simulation. On était comme dans un parlement et on avait un débat sur un sujet et je m’étais enflammée, la prof essayait de m’arrêter, mais là j’étais partie. Quand je crois à quelque chose, je suis passionnée et mes convictions sont profondes.

CF : Qu’aimez-vous dans la politique?

AG : Les gens me demandent souvent pourquoi je fais de la politique et je réponds je fais de la politique parce que je n’aime pas la politique dans le sens que je n’aime pas ce que je vois en politique. J’ai le gout de changer la politique, d’améliorer les choses. Je l’ai tellement vécu en tant que citoyenne quand les politiciens n’écoutent pas ce qu’on a dire. On est dans une démocratie, mais il faut se battre pour obtenir des choses. En politique, on est entre le peuple et l’entreprise et je pense que la politique en ce moment est beaucoup trop proche de l’industrie et trop loin des citoyens. Il faut ramener la politique en équilibre, plus proche des citoyens. Il faut être plus à l’écoute de ce que j’appelle la sagesse citoyenne sans pour autant faire tout ce que le citoyen dit. Il faut savoir écouter, saisir le sens de ce qui s’exprime. Je pense que l’architecte est bon là-dedans parce qu’il est habitué à rencontrer un client qui a des besoins sans pour autant l’exprimer de la bonne manière. Il faut savoir saisir c’est quoi le sens de son besoin. Parfois les citoyens sont fâchés, ils viennent s’exprimer, il ne faut pas le prendre personnel, mais plutôt écouter ce que le citoyen dit et agir en fonction de ça. Mais la politique est trop au service de toutes sortes d’intérêt économique de court terme et je pense que lorsqu’on écoute la sagesse citoyenne, ça nous place un peu plus dans l’intérêt économique de long terme. Le court terme, c’est ce qui nous appauvrit collectivement.

CF : Mais vous êtes aussi une politicienne?

AG : C’est vrai, mais je n’ai pas été beaucoup en position de pouvoir depuis que je suis élue. La je suis indépendante à côté d’un parti au pouvoir et d’une opposition officielle. C’est sur que j’espère si un jour je suis en position, de pouvoir faire ce que je vous que je veux faire. Parce que je pourrais démontrer que ça se fait, que ça se peut. Je regarde Barack Obama par exemple, c’est un politicien qui m’inspire, j’ai l’impression qu’il est vraiment là pour la bonne cause, qu’il est là pour son peuple, pour son pays et pas pour son pouvoir personnel. C’est ça qui arrive aussi, les politiciens pensent plus à se faire réélire qu’à servir. Se faire élire ça devient très important, moi bien honnêtement ça n’a jamais été mon objectif premier. Je travaille, je suis une femme de conviction, je veux changer les choses. Je pense qu’il y a beaucoup de citoyens qui veulent que les choses changent. Je m’inscris dans ce souhait-là et sinon peut-être que je laisserais tout simplement tomber la politique. Je ne suis pas là pour une job, je ne regarde pas à long terme, je n’ai pas d’objectif d’être absolument mairesse de Québec ou ministre. Moi ce que je veux c’est travaillé chaque jour à donner le meilleur de moi-même dans le respect des convictions et des valeurs qui m’animent. Après ça pour le reste, je fais confiance à la vie.

CF : Vous m’avez dit que vous êtes architecte, pourquoi avoir choisi ce métier?

AG : J’ai toujours été plus scientifique qu’artistique, puis à un moment donné, j’étais au secondaire 2 et j’ai gagné un concours de dessin et on m’avait dit que je pourrais aller en art. Et moi j’avais dit non, jamais de la vie, pour moi on ne pouvait pas gagner sa vie avec les arts. C’était un dessin de la rue Laval dans le Vieux-Québec, je l’ai encore. C’est comme une perspective architecturale. Quand j’étais jeune, je voulais être vétérinaire, mais je n’ai pas fait mes sciences donc j’ai choisi l’architecture parce que c’était un mélange d’art et de science. Je sentais que c’était un bon compromis pour moi.

J’ai pratiqué quelques années comme architecte avant de décider de faire une maitrise en génie parce que je travaillais avec des ingénieurs et il y avait toujours une sorte de conflit. Les architectes passent pour des rêveurs qui ne savent pas compter et les ingénieurs passent pour des conformistes qui font toujours les choses selon les standards et qui ne sont pas capables de créer. Je n’aimais pas ça que l’architecte soit perçu comme un rêveur qui n’a pas les deux pieds sur terre. De plus dans les années 90, la construction n’allait pas très bien donc j’ai décidé de retourner à l’école. J’ai étudié tous les aspects techniques de la construction que ce soit la science du bâtiment, les matériaux, la gestion de chantier, l’efficacité énergétique, le solaire passif.

CF : Quels sont vos passions, vos loisirs?

AG : Je bricole beaucoup chez nous, je rénove, j'ai toujours un projet. Ma plus grande passion en fait c'est de créer pour embellir mon environnement. Je suis tout le temps en train de voir comment on peut améliorer ou changer quelque chose. J'aime beaucoup la décoration aussi. Je passe aussi beaucoup de temps avec mes enfants, je vais au ski ou au restourant avec des amis, je fais du vélo et de la marche. J'essaye de me faire masser également parce que cela fait beaucoup de bien.

 
  Auteur : Céline Fabries - Auteur
Compagnie/Organisation : FCW Media
Tél. :
Adresse civique :
Courriel :
Page Web : http://qc.NouvellesDuQuartier.com/w/300
 
Imprimer - À afficher / distribuer dans le voisinage / quartier
  Lire l'article complet sur Ndq Québec
  http://qc.NouvellesDuQuartier.com
  Céline Fabries - Publié le 21/03/2013
  FCW Media
   
  Anne Guérette, une femme de conviction
 
 

Anne Guérette, conseillère municipale de Québec et chef du nouveau parti Démocratie Québec est une femme engagée et passionnée. Ses yeux se mettent à briller lorsqu'elle parle des sujets qui lui tiennent à coeur. Énergique et franche, elle n'a pas peur de dire ce qu'elle pense. Son désir, faire de la politique autrement en étant proche et à l'écoute des citoyens et surtout elle souhaite embellir l'espace dans lequel nous vivons tout en protégeant l'harmonie de l'environnement.

  (...) Lire l'Article complet avec photos couleurs grand format en ligne !
 
  Auteur : Céline Fabries - Auteur
Compagnie/Organisation : FCW Media
Tél. :
Adresse civique :
Courriel :
Page Web : http://qc.NouvellesDuQuartier.com/w/300
 
 

NouvellesDuQuartier.com : Votre journal citoyen

Écrire, lire, partager, se connaître, et se faire connaître dans le voisinage

VOS ARTICLES | VOTRE PAGE WEB | VOTRE MISE EN VALEUR

 
 
(Conseils impression) Imprimer - À afficher / distribuer dans le voisinage / quartier
Il est préférable de cliquer (dans le menu de votre fureteur) sur "Fichier > Aperçu Impression" pour ensuite ajuster la mise en page (menu) pour que tout tienne sur une seule page.